L’Union africaine (UA) a été condamnée jeudi « sans équivoque » lors du coup d’État en Guinée-Bissau et a demandé la remise en liberté « immédiate et inconditionnelle » du président sortant Umaro Sissoco Embalo, le lendemain de son arrestation par des militaires.
L’UA, dans un communiqué, a demandé « la libération immédiate et inconditionnelle du président Embalo et de tous les responsables les détenus », et a « exhorté toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue afin d’éviter toute nouvelle dégradation de la situation ».
Plusieurs pays du continent ont été touchés par des coups d’État ces dernières années – comme au Mali, au Niger, au Burkina ou plus récemment à Madagascar – et ont été suspendus par l’organisation continentale.
L’UA a « condamné sans équivoque le coup d’Etat militaire » dans le pays d’Afrique de l’Ouest.
Le général Horta N’Tam, chef d’état-major de l’armée de Terre, a été investi jeudi nouvel homme fort de Guinée-Bissau et président d’une transition censée durer un an.
Pays très pauvre de 2,2 millions d’habitants, un peu plus grand que la Belgique, la Guinée-Bissau est affectée par des problèmes de corruption et est réputée être une plaque tournante du trafic de drogue entre l’Amérique du Sud et l’Europe.
Le président sortant, qui était donné favori à la présidentielle de dimanche, est détenu depuis mercredi par des militaires.
En outre, le principal opposant bissau-guinéen Domingos Simoes Pereira – dirigeant du puissant PAIGC, parti historique ayant mené la Guinée-Bissau à l’indépendance – qui avait été écarté de la présidentielle de dimanche, a été arrêté mercredi, selon des proches et un collaborateur.
AFP