Salon international des algorithmes: les défis de l’intelligence artificielle en débat

Le directeur de la promotion de l’économie numérique et du partenariat au ministère de la Communication, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Boubacar Roger Thiam, a incité mardi les jeunes à s’approprier le numérique et l’intelligence artificielle, estimant que ces outils ne sont pas des domaines réservés aux experts.

“Le numérique et l’IA ne sont pas des domaines réservés à quelques experts, sachez-le. Ils doivent être des opportunités ouvertes à toutes et à tous. Le New Deal technologique n’a de sens que s’il se traduit pour vous par plus de formation, plus de perspectives professionnelles, plus de possibilités d’entreprendre et d’innover”, a-t-il soutenu. Il s’exprimait à la quatrième édition du Salon international des algorithmes, des sciences, technologies et de l’innovation du Sénégal (SALTIS), axée sur le thème “Une intelligence artificielle utile, responsable et au service des citoyens et de l’économie”.

Cette rencontre de deux jours à laquelle prennent part des experts du numérique, des acteurs publics et privés, des investisseurs et des entrepreneurs, sera le terrain de grands échanges sur des thématiques comme l’IA évolutive, l’IA verte, l’IA au service de la santé publique, la cybersécurité, entre autres. “Ce n’est pas un salon de plus”, a assuré M. Thiam, ajoutant : “C’est un espace de travail, de réflexion et de décision où se rencontrent l’État, le secteur privé, le monde académique, les partenaires, et surtout la richesse de cette nation”, représentée par la jeunesse.

Sur la place de choix accordée au numérique dans les politiques publiques, Boubacar Roger Thiam a évoqué le projet Sénégal Digital Factory, financé à hauteur de 115 milliards de francs CFA sur cinq ans et destiné à la création de laboratoires dans les huit pôles-territoires du pays.

La coordonnatrice du SALTIS, Wedji Kane, a insisté sur l’importance de maîtriser les nouveaux outils technologiques pour s’en servir. “Avant d’utiliser l’IA, il faut la comprendre. Avant de la réguler, il faut la maîtriser”, a-t-elle souligné. Selon Mme Kane, il revient à la génération actuelle “de répondre aux défis de l’intelligence artificielle. Celle-ci n’est plus une promesse lointaine. Elle est là, dans l’école, la santé, l’agriculture, les entreprises, les services publics, bref dans notre quotidien”. “Notre responsabilité en tant que pays et en tant que société est de faire en sorte que ces technologies restent utiles, responsables, inclusives et surtout humaines”, a conclu Wedji Kane.

APS

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