Les dirigeants européens et africains, saluant leur partenariat « unique et stratégique », se sont engagés mardi à renforcer leurs relations commerciales, à développer leur collaboration sur les minerais stratégiques et à mieux juguler l’immigration illégale et le trafic d’êtres humains.
L’Afrique s’est affirmée ces dernières années comme un nouvel espace de compétition entre les Etats-Unis et la Chine, notamment pour l’accès aux minerais critiques. La Russie s’est aussi imposée comme le partenaire sécuritaire privilégié de plusieurs pays africains.
L’Union européenne, dans la lancée de son soutien appuyé au premier sommet du G20 organisé en Afrique ce week-end à Johannesburg, s’efforce d’offrir une alternative fondée sur « une ambition mutuelle ».
Dans leur déclaration finale adoptée mardi, les deux blocs entendent « améliorer la capacité des industries locales à participer aux marchés régionaux et mondiaux » et « diversifier et sécuriser les chaînes d’approvisionnement mondiales, notamment dans le domaine des minéraux stratégiques et critiques ».
« L’Afrique est riche en ressources naturelles. Des ressources qui sont essentielles pour les transitions énergétique et technologique », a déclaré le président du Conseil européen, Antonio Costa, dans son discours de clôture.
« Mais la plus grande richesse (…) c’est son capital humain et sa jeunesse », a-t-il ajouté, d’où l’importance selon lui de développer des « chaînes de valeur » qui soutiennent l’emploi sur le continent.
UA et UE s’engagent aussi à « prévenir l’immigration illégale » vers l’Europe, un sujet qui a nourri ces dernières années le discours et les gains électoraux de nombreux partis d’extrême droite sur le Vieux Continent.
La déclaration insiste aussi sur « l’importance de renforcer les voies légales pour la migration et la mobilité », citant notamment les cas des universitaires ou chercheurs.
AFP