Les paramilitaires soudanais des Forces de soutien rapide (FSR) ont affirmé avoir arrêté plusieurs de leurs combattants soupçonnés d’exactions lors de la prise d’El-Facher, l’ONU réclamant vendredi des enquêtes « rapides et transparentes » après des « témoignages effroyables » d’atrocités dans cette grande ville du Darfour.
Après 18 mois de siège, les FSR ont pris dimanche El-Facher, dernière grande ville du Darfour (ouest) qui échappait encore à leur contrôle et où les témoignages et informations sur des violences meurtrières contre les civils se multiplient.
Pour tenter de calmer le jeu, le chef des FSR, Mohamed Daglo, a annoncé l’ouverture d’enquêtes sur les agissements de certains paramilitaires, avant l’annonce d’arrestations.
« En conformité avec les ordres de la hiérarchie et dans le respect de la loi, des règles d’engagement et de la discipline en temps de guerre, nos forces ont arrêté plusieurs individus (de nos forces) accusés d’exactions commises lors de la libération d’El-Facher », ont indiqué les FSR dans un communiqué.
AFP