Le Président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a relevé, mercredi, que 80 ans après la création de l’Organisation des nations unies, le monde vacille à nouveau, pointant la ”déshumanisation désolante d’un monde d’émotions sélectives”.
”Je n’oublie pas la course aux armements, y compris dans le cyberespace. Le plus préoccupant, c’est la déshumanisation désolante d’un monde d’émotions sélectives, selon les intérêts et les enjeux géopolitiques”, a-t-il déploré dans son intervention à la tribune des Nations Unies.
Pour ce Segment de Haut niveau de la 80e session ordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU, le chef de l’Etat sénégalais a été introduit par son ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Cheikh Niang, un habitué du présidium de l’AG de l’ONU.
Le thème de l’Assemblée générale de l’ONU 2025 est ”Mieux ensemble, 80 ans et plus pour la paix, le développement, les droits de l’homme”.
Il a souligné les ”moments de forte turbulence, de défis inédits et d’incertitudes multiples” qui se manifestent par l’expansion du terrorisme, la persistance de conflits anciens et nouveaux, le dérèglement climatique, la crise économique profonde, le recul de la solidarité internationale et le risque élevé de désintégration du multilatéralisme.
Dans ce contexte, le président Faye souligne qu’”il ne peut y avoir de justice fondée sur le droit, surtout quand ce qui tient lieu d’ordre international est régi par la logique du deux-poids-deux-mesures, par la loi du plus fort et l’esprit partisan”.
Il a, toutefois, rappelé, qu’en 80 ans, les Nations Unies ont accompli des ”progrès indéniables” dans la coopération solidaire pour la prévention des conflits, la promotion de la paix et de la sécurité internationale et le règlement des différends.
De même, Bassirou Diomaye Faye a loué les ”progrès significatifs” qui ont été réalisés dans la codification de normes universelles pour la protection des droits de l’homme et d’un ordre international plus sûr et plus apaisé.