Un millier de prospecteurs clandestins ont été arrêtés dans une mine d’or en Afrique du Sud, a annoncé la police vendredi.
L’opération, commencée lundi, vise la mine de Sheba près de Barberton, près de la frontière de l’Eswatini à environ 400 kilomètres à l’est de Johannesburg, dans une région connue pour ses filons aurifères. « Les efforts conjoints des services de sécurité de cette mine et de la police ont permis l’arrestation d’environ 1.000 personnes. Ce nombre pourrait augmenter car d’autres personnes sortent encore du puits », a indiqué à l’AFP le porte-parole de la police régionale du Mpumalanga, Donald Mdhluli.
Il a précisé qu’il n’y avait « aucune victime pour le moment » moins d’un an après le début d’une opération similaire menée à Stilfontein (au sud-ouest de Johannesburg) où au moins 90 mineurs artisanaux ont perdu la vie jusqu’à l’évacuation définitive en janvier du puits abandonné.
Comme à Stilfontein, la police a fait le siège de la mine de Sheba pour en déloger ces « zama zamas » (ceux qui essaient en zoulou), souvent des migrants en situation irrégulière originaires du Mozambique, du Lesotho ou du Zimbabwe. « L’opération qui a débuté lundi a perturbé le système de fonctionnement de ces mineurs illégaux, qui n’ont pas pu s’approvisionner, ce qui les a contraints à remonter à la surface », a décrit Donald Mdhluli.
La mine appartient à l’entreprise Pan African Resources et demeure « active », selon la police, à la différence de celle de Stilfontein. Il s’agit d’une des plus vieilles mines du monde d’après la société, les activités y ayant commencé en 1885. « Barberton Mines lutte en continu et à grands frais contre l’exploitation minière illégale, dans l’intérêt de toutes les parties prenantes légitimes de la région », a simplement réagi Pan African Resources auprès de l’AFP, en confirmant avoir pris part à l’opération.