La chute sans gravité de Jonas Vingegaard dans l’aire d’arrivée, le malaise de Tobias Johannessen et les tentatives d’intimidation infructueuses de Nils Politt: faits marquants de la 16e étape du Tour de France remportée par le Français Valentin Paret-Peintre mardi au Mont Ventoux.
LA CHUTE DU JOUR
Offensif dans l’ascension du Mont Ventoux, Jonas Vingegaard n’est pas parvenu à lâcher Tadej Pogacar malgré trois accélérations franches. Se disant rassuré par son niveau en ce début de troisième semaine, « content de ses sensations et de ses attaques », le Danois n’en était pas moins agacé en interview. La raison: un photographe l’a fait tomber dans l’aire d’arrivée. « Je ne sais pas ce qu’il faisait là, je pense que les gens à l’arrivée devraient faire plus attention », a déploré le leader de la Visma qui pointe toujours à plus de 4 minutes de Pogacar au général.
LE MALAISE DU JOUR
28e de l’étape à plus de cinq minutes du vainqueur, le huitième du classement général Tobias Johannessen a tout donné dans le Mont Ventoux pour préserver sa place. Victime de douleurs abdominales dans la montée, le grimpeur norvégien a dû être placé sous oxygène à l’arrivée a indiqué sa formation Uno-X. « Il se sent beaucoup mieux, mais il va se rendre à l’hôpital pour des examens complémentaires », a ajouté l’équipe nordique sur les réseaux sociaux, indiquant qu’elle préciserait plus tard s’il sera en mesure de reprendre la route mercredi.
LE POLICIER DU JOUR
Si les directeurs sportifs de la formation UAE avaient indiqué avant le départ que leur équipe ne chercherait pas à empêcher le départ d’une échappée fleuve, il n’en a rien été. Une fois que Xandro Meurisse, Marco Haller et Marc Hirshi ont compté une minute d’avance, le rouleur allemand Nils Politt a sauté sur tous les coups et a semblé intimer aux attaquants d’en rester là. Mais son attitude n’a fait que relancer les ardeurs de la majorité des équipes non représentées à l’avant. Résultat: une échappée de 34 coureurs s’est formée, hypothéquant grandement les chances de Tadej Pogacar de disputer la victoire d’étape au sommet du Mont Ventoux.
LE CONFUS DU JOUR
Présent dans l’échappée et repris par Valentin Paret-Peintre dans la montée finale, Julian Alaphilippe n’était pour autant pas sûr du prénom de celui qui a mis fin à la disette française sur le Tour. « C’était un peu difficile pour moi face aux meilleurs grimpeurs, mais je suis super content pour… C’était Valentin ou Aurélien ? Je les confonds tout le temps », a avoué Alaphilippe avant de féliciter le cadet des frères Paret-Peintre (l’aîné Aurélien, qui dispute le Tour pour Decathlon-AG2R La Mondiale, a fini à la 108e place de l’étape). « Pour un grimpeur, c’est difficile de faire mieux sur le Tour que de gagner le Mont Ventoux. Je suis souvent content pour les autres et aujourd’hui je suis content pour lui », a-t-il conclu.
LE RÉSILIENT DU JOUR
Incapable de rester au contact de Lipowitz, Roglic et Onley, Kévin Vauquelin a souffert dans le Mont Ventoux, un col redoutable qu’il n’avait jamais grimpé. « Quand Vingegaard a lancé, j’ai essayé de trouver mon rythme. Mais j’ai pris un coup au mental. C’était dur, très dur », a-t-il reconnu. Mais le Français s’est accroché et grâce à l’aide de ses coéquipiers Ewen Costiou et Raul Garcia Pierna, il n’a reculé que d’une place au classement général, dont il occupe désormais la 6e place, à un peu plus de quatre minutes du podium. « J’ai essayé de limiter la casse. J’avais jamais fait une montée aussi longue. C’était horrible, horrible, horrible. Heureusement j’avais Raul et Ewen avec moi, sinon ça aurait été une plus grosse correction. » (Afp)