La directrice générale du réseau social X, Linda Yaccarino, a annoncé mercredi qu’elle allait quitter ses fonctions, sans préciser les raisons de son départ, alors qu’une nouvelle polémique secoue la plateforme d’Elon Musk autour de son assistant IA Grok.
Tout juste deux ans après avoir pris la tête de l’entreprise, la dirigeante s’est dite « immensément reconnaissante » envers le milliardaire « pour sa confiance » dans un message sur X, ajoutant être « incroyablement fière » du travail réalisé, notamment selon elle dans la « protection de la liberté d’expression ». « Merci pour tes contributions », lui a sobrement répondu Elon Musk. Le patron de Tesla et SpaceX avait embauché cette figure américaine des médias six mois après avoir racheté Twitter pour 44 milliards de dollars.
La valeur de la plateforme avait chuté à 20 milliards sur la même période, sous l’effet des mesures du nouveau propriétaire – licenciement de deux tiers des employés, retour de personnalités controversées, bouleversement du système d’authentification des comptes, etc – qui avaient fait plonger la confiance des utilisateurs et des annonceurs. « Je lui suis profondément reconnaissante de m’avoir confié la responsabilité de défendre la liberté d’expression, de redresser l’entreprise et de transformer X en une application universelle », a déclaré Linda Yaccarino.
Elon Musk n’a cependant jamais vraiment cédé le contrôle du réseau social, dont il s’est largement servi pour faire campagne pour Donald Trump l’année dernière, puis pour dénigrer le président des Etats-Unis et des élus républicains, jusqu’à annoncer le lancement de son propre parti ce weekend, « parti de l’Amérique ». « Linda Yaccarino est restée en fonction plus longtemps que beaucoup ne l’avaient anticipé », a commenté Jasmine Enberg, de Emarketer.
« Confrontée à un propriétaire imprévisible, qui ne s’est jamais complètement retiré de la direction et qui continue d’utiliser la plateforme comme son mégaphone personnel, elle a dû tenter de gérer l’entreprise tout en éteignant régulièrement des incendies », a détaillé l’analyste, évoquant un « possible point de rupture dans leur relation ». (Afp)