Carabane a reçu dimanche, 29 juin 2025, solennité des Saints Pierre et Paul, Monseigneur Jean Baptiste Valter Manga, Évêque du diocèse de Ziguinchor. Mgr était accompagné d’une importante délégation de religieux et d’autorités civiles, venus présider l’eucharistie dans l’église centenaire de la localité.
Selon Habib Leon Ndiaye qui donnait l’information sur son compte Facebook, » c’était un moment fort de communion religieuse et sociale marqué, d’une part, par la fête patronale de l’église et, d’autre part, par la célébration des sacrements de l’eucharistie et de la confirmation au profit de plusieurs dizaines de jeunes de la paroisse d’Elinkine dont dépend l’île ». « Cette présence à Carabane marque, également, deux temps forts dans l’agenda pastoral de l’Evêque », a-t-il écrit.
D’abord, selon M. Ndiaye, « cette visite de l’archevêque de Ziguinchor consiste à la relance de la vie liturgique dans l’île, avec la décision annoncée d’y affecter, dès octobre prochain, un prêtre résident. Ensuite, le projet diocésain de revalorisation du patrimoine religieux de Carabane dont la déclinaison se fera par l’érection d’un espace mémoriel, qui permettra de retracer l’histoire du christianisme, en Casamance, à travers des archives audiovisuelles, iconographiques et autres documents mémoriels, et par la création d’un centre du dialogue interreligieux qui se veut un espace de recherches, d’échanges et de partage ».
Pour rappel Carabane, est la porte d’entrée du christianisme en Casamance, avec l’implantation des missionnaires spiritains en 1880, et la construction, en 1897, de la plus ancienne église de la région. « Après plusieurs décennies de délabrement, l’église a été réhabilitée, avec le concours de l’Etat du Sénégal, et rendue fonctionnelle en 2018 », ajoute-t-il. « L’île est, historiquement, un creuset de la coexistence et du dialogue entre les religions chrétienne, musulmane et celle de terroir », raconte Habib Léon Ndiaye sur sa page Facebook.
« Ce n’est point, alors, un hasard si elle est, depuis 2005, inscrite sur la liste indicative nationale du patrimoine mondial de l’UNESCO, ce qui lui confère une dimension culturelle et patrimoniale dont l’intérêt dépasse les frontières de notre pays », rappelle-t-il, lui qui est originaire du département d’Oussouye.
A l’en croire, « en décidant d’y implanter un espace mémoriel et un centre de dialogue interreligieux, Monseigneur Jean Baptiste Valter Manga réconcilie Carabane avec son histoire et contribue, davantage, à renforcer son rôle historique de lieu de ressourcement spirituel, d’espace de dialogue interreligieux et de pôle pour vivifier la mémoire collective ».
Habib Léon Ndiaye adresse un grand merci du cœur aux populations de Carabane pour le chaleureux et fraternel accueil et l’engagement à soutenir cette initiative du diocèse.