« C’est avec honneur que j’ai été installé en qualité de Président de la 44e Conférence de la FAO , à l’occasion du 80e anniversaire de l’Organisation ». C’est en ce mots que le ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire a laissé entendre sur son compte X.
« Nous ouvrons bien sûr cette conférence en cette année mémorable, qui marque le 80e anniversaire de cette auguste organisation », a encore martelé le ministre Diagne.
En effet, au début des années 1940, les discussions sur la création d’une agence internationale chargée de l’alimentation et de la nutrition ont pris de l’ampleur, s’appuyant sur l’Institut international d’agriculture existant à Rome, où l’agriculteur et commerçant américain David Lubin a joué un rôle majeur, et sur les idées du politicien australien Stanley Bruce.
C’est à cette époque que Frederick McDougal, nutritionniste australien, a rédigé une brochure sur la nécessité d’une coopération internationale accrue dans le domaine alimentaire. Eleanor Roosevelt, épouse du président américain Roosevelt, après l’avoir lue, est devenue à son tour une fervente partisane d’une telle institution et d’une action multilatérale dans le domaine de l’alimentation et de l’agriculture.
La Fao a vu le jour le 16 octobre 1945, à Québec, au Canada, avant la création des Nations Unies le 24 octobre. L’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture précède donc l’organisation universelle et constitue un modèle important pour la coopération intergouvernementale.
« Nous rendons également hommage aujourd’hui à son premier directeur général, John Boyr Orr, originaire du Royaume-Uni et aux 9 Directeurs généraux qui se sont succédé », déclare-t-il.
« Mais nous rendons également hommage à tous les membres fondateurs de la Fao, issus des Amériques, d’Afrique, d’Europe, d’Océanie et d’Asie », a-t-il ajouté.
Selon Mabouba Diagne, l’exemple des membres fondateurs a inspiré de nombreux autres pays, ainsi que l’Union européenne, à suivre leur exemple et à adhérer à l’organisation au fil des décennies.