Au moins 19 personnes ont été tuées et près de 300 blessées mardi dans des bombardements russes dans la région de Dnipropetrovsk (centre-est), selon les autorités ukrainiennes, Kiev dénonçant le « message de terreur » envoyé par Moscou au moment où les négociations entre les deux camps sont au point mort.
Ces nouvelles attaques meurtrières de l’armée russe contre une grande ville d’Ukraine, après une attaque d’ampleur à Kiev dans la nuit de dimanche à lundi, interviennent juste avant l’ouverture d’un sommet de l’Otan à La Haye. Arrivé au Pays-Bas, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rencontré le secrétaire général de l’Alliance Mark Rutte et espère recevoir, auprès des alliés de Kiev, de nouvelles promesses d’aide à son pays après près de trois ans et demi d’invasion russe.
Sur le terrain, les forces russes continuent leur poussée dans l’Est ukrainien face à une armée ukrainienne en difficulté et moins nombreuse, et multiplient les bombardements. Aux alentours de 11H10 mardi, selon la police nationale ukrainienne, l’armée russe a attaqué « avec des missiles » les villes de Dnipro et Samar, également située dans la région, détruisant notamment un bâtiment administratif dans la première.
« Poutine détruit des vies »
Mardi soir, le bilan à Dnipro, qui s’est aggravé au fil de la journée, est monté à 17 morts et 279 blessés, a annoncé le responsable de l’administration régionale, Serguiï Lyssak. A Samar, deux personnes ont été tuées et 14 blessées, selon la même source. « Poutine détruit des vies, c’est sa définition du contrôle. S’il peut tuer des gens, détruire des maisons, faire du chantage, il pense qu’il a le pouvoir », a fustigé M. Zelensky mardi soir sur X, appelant à « forcer la Russie à la paix » et à une politique « d’isolement et de sanctions maximales » contre Moscou. D’après les autorités, les frappes ont touché des établissements scolaires et de santé, ainsi qu’endommagé un train, dont des passagers ont été blessés.