Le décret n°2023-2152 portant nomination des membres de le Commission électorale nationale autonome (Cena) pris par Macky Sall avant l’élection présidentielle a été annulé jeudi 22 mai par la Cour Suprême. La décision qui a fait suite d’un recours par Abdoulaye Tine, candidat déclaré à la dernière élection présidentielle et Ndiaga Sylla, expert électoral à fait ses fruits. Pour dire, l’ancien président a attendu la veille pour procéder au renouvellement des membres de la Cena après une décision favorable à Ousmane Sonko, chef de file de Pastef et opposant farouche de l’ancien régime.
A en croire, le quotidien national « le soleil », malgré un rejet en réfère suspensif pour un défaut d’intérêt » suffisamment direct et certain », les requérant ont maintenu la procédure au fond. Du coup, ils dénonçaient une biolatiln du Code électoral, notamment le principe de permanence de la Cena (articles 4 et 7) et le respect des droits de l’électeur (art.5) en plus des engagements internationaux du Sénégal. Dans ce contexte, la Cour africaine des droits de l’homme, dans un arrêt de 2017 avait déjà rappelé l’exigence d’indépendance des organes électoraux. Ainsi cette décision marqué, selon les initiateurs de ce recours, « le triomphe du droit électoral sur les pratiques politiques « , d’après « le soleil », affirmant que « même si le temps de la justice n’est pas celui des hommes,.Le droit finit toujours par être dit ».