Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres est « très inquiet » des attaques de drones des derniers jours contre la ville de Port-Soudan, qui représentent une « escalade majeure » dans le conflit entre les deux généraux rivaux soudanais, a indiqué mercredi son porte-parole.
« Cette escalade majeure pourrait conduire à des victimes civiles à grande échelle et à une destruction encore plus grande d’infrastructures critiques », a déclaré Stéphane Dujarric dans un communiqué, alors que plusieurs sites stratégiques ont été visés par des drones dans cette ville qui abrite le siège provisoire du gouvernement.
Ces attaques contre « le principal point d’entrée de l’aide humanitaire au Soudan », menacent également d' »augmenter les besoins humanitaires et de compliquer encore plus les opérations d’aide » dans le pays ravagé par la guerre depuis deux ans, a-t-il ajouté.
Antonio Guterres est également « alarmé de l’expansion du conflit à une zone où se sont réfugiés de nombreux déplacés ayant fui la capitale Khartoum et d’autres régions« .
Et par « le manque de volonté politique des parties de retourner à la table des négociations« , a insisté son porte-parole.
Depuis avril 2023, le Soudan est dévasté par une guerre opposant le général Abdel Fattah al-Burhane, dirigeant de facto du pays depuis un coup d’Etat en 2021, et son ancien adjoint, le général Mohamed Hamdane Daglo, à la tête des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).
Longtemps épargnée, Port-Soudan (est), qui abrite des agences de l’ONU et des milliers de déplacés, est depuis dimanche la cible de frappes que l’armée attribue aux FSR avec des « armes stratégiques et sophistiquées » fournies par les Emirats arabes unis. Une attaque a notamment visé mercredi la principale base navale de la ville, selon une source militaire. (Afp)