Les paramilitaires soudanais ont bombardé jeudi le palais présidentiel à Khartoum, dans leur deuxième frappe en une semaine sur la capitale, reprise par l’armée fin mars, a indiqué une source militaire.
Les Forces de soutien rapide (FSR), en guerre contre l’armée depuis deux ans, ont utilisé de « l’artillerie à longue portée » depuis al-Salha, position située au sud d’Omdurman, ville jumelle de Khartoum, a déclaré cette source à l’AFP sous couvert d’anonymat.
Aucune victime n’a été signalée dans l’immédiat.
Samedi, les paramilitaires avaient déjà visé le centre de Khartoum et touché le siège du commandement général de l’armée, selon une source militaire.
Le Soudan, troisième plus grand pays d’Afrique en superficie, est en proie depuis avril 2023 à la lutte pour le pouvoir que se livrent le général Abdel Fattah al-Burhane, dirigeant de facto du pays depuis un coup d’Etat en 2021, et son ancien adjoint, Mohamed Hamdane Daglo, à la tête des FSR.
Au début de la guerre, l’armée s’était repliée vers l’est, transférant le siège du gouvernement à Port-Soudan sur la mer Rouge, avant de relancer l’offensive, parvenant à déloger les paramilitaires du centre de Khartoum.
En mars, elle a repris le palais présidentiel, l’aéroport et d’autres zones stratégiques de la capitale. Mais les paramilitaires s’accrochent toujours aux positions qu’ils conservent dans le sud et l’ouest d’Omdurman. (Afp)