Protection des océans : Christine Fages appelle à mettre un terme au vide juridique en haute mer

Conférence des Nations unies sur l’eau

L’ambassadrice de France au Sénégal, Christine Fages, a appelé la communauté internationale à saisir la troisième Conférence des Nations unies sur l’Océan (UNOC3) prévue du 9 au 13 juin en France accueillera, pour mettre un terme au vide juridique touchant 60% des océans en haute mer. 

 

« Pour mettre un terme à ce vide juridique, nous devons obtenir la ratification de 60 pays et ainsi permettre au Traité sur la protection de la biodiversité en haute mer (BBNJ) d’entrer en vigueur’’, a dit Mme Fages dans une Tribune intitulée +Nous sommes l’Océan+ où elle appelle à la mobilisation pour la protection et l’utilisation durable de l’Océan.

Elle a souligné qu’en matière de gouvernance, le traité sur la protection de la biodiversité en haute mer (BBNJ) « est un levier essentiel ». ‘ »Les Océans, a-t-elle rappelé, sont aujourd’hui, le seul espace où plus de 60% des surfaces ne sont pas régies par le droit international’’.

La diplomate a relevé que ‘’l’absence de surveillance et de règles communes entraînent dans les océans un véritable désastre socio-environnemental : pollutions massives d’hydrocarbures et de plastiques, méthodes de pêche illégales et non régulées, captures de mammifères protégés ».

Christine Fages a estimé que la ratification de ce traité international par le Sénégal avant le 9 juin prochain serait une excellente nouvelle dans la perspective du prochain Congrès international sur les aires marines protégées (IMPAC6) en 2027.

Plus que jamais, a-t-elle dit, nous devons nous mobiliser collectivement et faire de l’UNOC3 un tournant. Selon elle ‘’l’engagement du Sénégal est décisif pour la gestion durable de la haute mer’’.

« L’Océan a besoin d’un haut niveau d’engagement du Sénégal’’, a-t-elle fait valoir, ajoutant que sa protection passe également par ‘’la mobilisation des financements publics et privés et, le soutien à une économie bleue durable ».

L’ambassadrice a expliqué que pour continuer à bénéficier des formidables opportunités économiques de l’Océan, ‘’nous devons faire en sorte que les ressources marines puissent se régénérer’’.

À moins de deux mois de l’UNOC3  (3e conférence des Nations unies sur l’Océan), elle a assuré qu’à Nice, plusieurs engagements seront annoncés en matière de commerce international, de transport maritime, de tourisme et d’investissement.

« Par ailleurs, l’UNOC-3 sera l’une des pierres fondatrices de la prochaine Conférence des Nations unies sur l’eau, que le Sénégal organise en 2026, en partenariat avec les Emirats arabes unis. Cet événement dédié de haut niveau mettra ainsi en avant les liens intrinsèques entre eau douce et salée et engager le combat pour l’eau, de la source à la mer », a-t-elle souligné, appelant à accroître notre connaissance de l’Océan et mieux la diffuser. « Aujourd’hui, nous sommes capables de cartographier la surface de la Lune ou celle de Mars, mais le fond des Océans nous demeure inconnu. Ils recouvrent pourtant 70% de la Terre ! Ensemble, mobilisons la science, l’innovation et l’éducation pour mieux comprendre l’Océan et sensibiliser davantage le grand public », a-t-elle lancé.

L’ambassadrice de France au Sénégal a également souligné que ce rendez-vous sera un moment décisif  qui réunira, à Nice, une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement, et plusieurs dizaines de milliers de participants, chercheurs, scientifiques, acteurs économiques, militants associatifs et citoyens du monde entier. Ensemble, nous pouvons faire de l’UNOC3 un tournant majeur pour nos peuples, pour les générations futures et pour notre planète, a-t-elle dit. « Il est temps d’agir. Plus que jamais, nous devons faire en sorte que l’action multilatérale soit à la hauteur des enjeux liés à la protection de l’Océan », a-t-elle estimé.

Elle a estimé que dix ans après la COP21 et l’Accord de Paris, qui a permis d’établir un cadre mondial contraignant pour limiter le réchauffement climatique, l’UNOC3 représente une opportunité historique. Elle est d’avis que les + Accords de Nice +constitueraient un véritable pacte international pour la conservation et l’utilisation durable de l’Océan. Ce pacte, a-t-elle précisé, serait ainsi directement en ligne avec les objectifs de développement durable (ODD) adoptés par l’ONU, en 2015. »Pour y parvenir, les discussions à Nice devront être concrètes et tournées vers l’action. Il s’agira d’œuvrer pour une meilleure gouvernance, davantage de financements et une plus fine connaissance de la mer », a-t-elle précisé.

L’Océan est notre bien commun. Il nourrit les peuples et les protège. Il nous fait rêver et voyager. Il nous offre de l’énergie durable, des moyens de commercer, des ressources et des connaissances scientifiques infinies, a ajouté la diplomate. (Aps)

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