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	<title>Santé &#8211; Sen Humanité</title>
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	<description>L&#039;information humanitaire et des droits humains au quotidien</description>
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	<title>Santé &#8211; Sen Humanité</title>
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		<title>Le PM réaffirme l’ambition du gouvernement de porter la part de la production pharmaceutique locale de 15 à 50% d’ici 2035</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 16:33:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Premier ministre a réaffirmé, mardi, l’ambition du gouvernement de porter la part de la production pharmaceutique locale de 15% à 50% des besoins du pays à l’horizon 2035, à travers la mise en place d’un cluster pharmaceutique. Dans sa Déclaration de politique générale (DPG) devant l’Assemblée nationale, Ahmadou Al Aminou Lo a fait de [&#8230;]</p>
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<strong>Le Premier ministre a réaffirmé, mardi, l’ambition du gouvernement de porter la part de la production pharmaceutique locale de 15% à 50% des besoins du pays à l’horizon 2035, à travers la mise en place d’un cluster pharmaceutique.</strong></p>
<p>Dans sa Déclaration de politique générale (DPG) devant l’Assemblée nationale, Ahmadou Al Aminou Lo a fait de la souveraineté pharmaceutique l’un des axes majeurs de la politique sanitaire, estimant que le développement de l’industrie locale constitue un enjeu stratégique pour réduire la dépendance du Sénégal aux importations de produits pharmaceutiques.</p>
<p>”Il y aura également le cluster pharmaceutique qui doit porter la production pharmaceutique locale de 15 à 50% d’ici 2035”, a notamment déclaré le chef du gouvernement.</p>
<p>Il a ainsi évoqué la situation de MediS, spécialisé dans la production de médicaments, fruit d’un partenariat entre MédiS Tunis et le Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS) plongée dans des difficultés ayant entravé le développement de l’activité.</p>
<p>Selon le Premier ministre, cette unité industrielle produit notamment des médicaments jusque-là importés, mais a été confrontée à différents obstacles administratifs et financiers.</p>
<p>Il a cité, entre autres, les difficultés liées à l’homologation de certains principes actifs et les retards dans le règlement de sommes dues à l’entreprise, qui avaient conduit à l’arrêt de l’usine.</p>
<p>”MédiS est fermée parce qu’on lui devait de l’argent. On n’arrivait plus à payer”, a-t-il expliqué, indiquant avoir convoqué une réunion de deux heures pour trouver une solution à la situation.</p>
<p>”On s’est retrouvé et c’était des broutilles qu’on a réglées immédiatement et l’usine a continué. Et on va lui donner les moyens de travailler”, a-t-il assuré.</p>
<p>Le Premier ministre a appelé les agents de l’administration à lever les obstacles susceptibles de freiner le développement des entreprises pharmaceutiques locales.</p>
<p>Il s’est notamment interrogé sur les éventuels conflits d’intérêts pouvant expliquer certaines difficultés rencontrées par les producteurs locaux.</p>
<p>”Est-ce qu’il y a des importateurs qu’on veut protéger ? C’est inadmissible’’, a-t-il lancé, annonçant que le gouvernement entend s’attaquer directement aux difficultés qui entravent le développement du cluster pharmaceutique.</p>
<p>Le chef du gouvernement a en outre indiqué que trois offres d’industries pharmaceutiques sont déjà sur la table et devraient faire l’objet d’un accompagnement des pouvoirs publics.</p>
<p style="text-align: right;">APS</p>
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		<title>Le gouvernement mise sur la production locale pour réduire le coût de la vie</title>
		<link>https://senhumanite.com/2026/09/08/a-la-une/le-gouvernement-mise-sur-la-production-locale-pour-reduire-le-cout-de-la-vie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 16:09:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[déclaration]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Sénégal ne peut pas vivre en autarcie à cause de ses difficultés économiques et financières, a soutenu le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lo, mardi, à Dakar, estimant que le pays a besoin du Fonds monétaire international (FMI) et d’autres partenaires étrangers. ‘’Nous ne pouvons pas vivre en autarcie’’, a dit M. Lo en [&#8230;]</p>
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<strong>Le Sénégal ne peut pas vivre en autarcie à cause de ses difficultés économiques et financières, a soutenu le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lo, mardi, à Dakar, estimant que le pays a besoin du Fonds monétaire international (FMI) et d’autres partenaires étrangers.</strong></p>
<p>‘’Nous ne pouvons pas vivre en autarcie’’, a dit M. Lo en présentant aux députés la politique que le gouvernement veut mener dans les prochaines années. ‘’Il faut trouver une solution’’ à l’endettement très élevé du Sénégal, a-t-il affirmé.</p>
<p>Ahmadou Al Aminou Lo pense qu’‘’il faut [éviter] la mauvaise perception que l’on a du FMI’’, d’autant plus que les pays financièrement en difficulté se tournent souvent vers cette institution pour financer leur économie. ‘’Nous nous sommes appauvris en 2025. Ce sera le cas en 2026 et les années à venir. Nous devons préserver les liens avec la communauté internationale’’, a argué le Premier ministre.</p>
<p class="p1"><span class="s2">La réduction du coût de la vie passe par une baisse des coûts de production et un renforcement de l’offre nationale, notamment dans les secteurs de l’énergie et de l’alimentation, a déclaré le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô, mardi, lors de sa déclaration de politique générale. </span><span class="s2">”Produire chez nous pour payer moins cher chez nous, toute la logique est là”, a-t-il affirmé devant les députés réunis en séance solennelle.</span></p>
<p class="p1"><span class="s2">Pour réduire le coût de la vie, le gouvernement entend ainsi agir sur plusieurs facteurs qui pèsent directement sur le pouvoir d’achat des ménages, en particulier le coût de l’énergie et la dépendance du pays à l’égard des importations alimentaires, a t-il indiqué.</span></p>
<p class="p1"><span class="s2">Dans le secteur énergétique, la montée en puissance du gaz national doit contribuer à réduire progressivement les coûts de production de l’électricité. </span><span class="s2">”Ce faisant, les subventions sur l’énergie, certes seront mieux ciblées, mais le prix de l’électricité diminuera pour ceux qui ne bénéficient pas de ces subventions”, a expliqué le chef du gouvernement.</span></p>
<p class="p1"><span class="s2">La stratégie gouvernementale repose également sur l’augmentation de la production agricole nationale, avec des objectifs affichés en matière de riz, de pommes de terre, d’oignon, de viande et de lait.</span></p>
<p class="p1"><span class="s2">Le développement des chaînes de transformation et la valorisation des productions locales doivent permettre de limiter les importations et, à terme, de réduire les coûts liés à l’approvisionnement du marché intérieur, selon le chef du gouvernement.</span></p>
<p class="p1"><span class="s2">Selon lui, cette approche vise à établir un lien direct entre souveraineté productive, maîtrise des coûts et amélioration du pouvoir d’achat. </span><span class="s2">Pour M. Lo, la baisse durable du coût de la vie ne peut donc pas reposer uniquement sur des mécanismes de subvention ou de régulation des prix, mais doit également s’appuyer sur une capacité accrue du Sénégal à produire ce qu’il consomme.</span></p>
<p style="text-align: right;">APS</p>
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		<title>Vers la mise en place d’un système national intégré de couverture universelle du risque maladie (officiel)</title>
		<link>https://senhumanite.com/2026/09/02/actualites/vers-la-mise-en-place-dun-systeme-national-integre-de-couverture-universelle-du-risque-maladie-officiel/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 17:50:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[CMU]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités a organisé, mercredi, à Dakar, un atelier d’échanges et de partage sur l’état d’avancement des travaux techniques engagés en vue de la mise en place prochaine d’un système national intégré de couverture universelle du risque maladie, a constaté l’APS ‘’Cet atelier est une étape [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- VideographyWP Plugin Message: Automatic video embedding prevented by plugin options. --><br />
Le ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités a organisé, mercredi, à Dakar, un atelier d’échanges et de partage sur l’état d’avancement des travaux techniques engagés en vue de la mise en place prochaine d’un système national intégré de couverture universelle du risque maladie, a constaté l’APS</p>
<p>‘’Cet atelier est une étape de décision, une étape pour faire avancer le Sénégal vers une couverture du risque maladie plus universelle, plus solidaire et plus compréhensible pour chaque citoyenne et chaque citoyen’’, a notamment déclaré le docteur Amadou Diaw, directeur de cabinet au ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités.</p>
<p>Il s’exprimait à l’ouverture dette rencontre de de trois jours, qui permettra d’approfondir les travaux sur le système d’information intégré, les projections financières et les orientations sur la définition du paquet de soins de base.</p>
<p>L’objectif général de l’atelier est de ‘’faire le point sur l’état d’avancement des travaux techniques engagés dans le cadre de la mise en place du système intégré de couverture du risque maladie, approfondir par les travaux de groupe sur les chantiers relatifs au système d’information intégré et les projections financières, et recueillir les orientations du Comité technique pour la poursuite du processus’’, indique un document remis à la presse.</p>
<p>Selon le directeur de cabinet au ministère en charge de la Famille, cette rencontre permettra de répondre à trois questions essentielles : quels soins garantir ? Comment les financer durablement ? Quel système d’information mettre en place pour que les droits soient effectifs et suivis ?</p>
<p>Rappelant qu’un atelier sur ‘’les adhésions systématiques qui permettraient d’une certaine façon au secteur informel d’accéder à la couverture sanitaire universelle’’ a été déjà organisé, le docteur Amadou Diaw a souligné qu’il s’agit maintenant de rassembler tous les acteurs, d’harmoniser les interventions, ‘’pour avoir un système commun au niveau national qui soit conforme aux orientations politiques du pays, mais qui répondent aussi de manière concrète aux attentes des populations’’.</p>
<p>‘’Cela permettra à tous les Sénégalais de pouvoir accéder à la couverture sanitaire universelle, parce qu’habituellement ce sont les travailleurs salariés qui ont accès au système de protection sociale’’, a-t-il relevé.</p>
<p>Le docteur Amadou Diaw a également fait savoir que le système d’assurance couverture maladie universelle est un système qui repose sur la mutualité, la solidarité et qu’il faudrait qu’il soit bancable. ‘’Il faut qu’on pense à sa viabilité financière, sa soutenabilité et sa durabilité’’, a-t-il notamment prôné.</p>
<p>‘’C’est pourquoi il est important de s’attarder ou de s’accorder sur un certain nombre de soins minimum, qui permettraient de garantir à tout un chacun un accès universel à la couverture sanitaire et, c’est véritablement ça l’enjeu principal’’, a-t-il fait savoir.</p>
<p>Soulignant le fait que chaque système dispose de son propre mécanisme de mise en œuvre, il a indiqué qu’il demeure ‘’important d’uniformiser et de rendre ces différents systèmes interopérables pour que demain le malade puisse avoir le même parcours, quelle que soit l’institution sanitaire à laquelle il s’adresse, pour bénéficier d’un certain nombre de services.</p>
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		<item>
		<title>RDC : l’OMS réclame une trêve humanitaire de six mois pour reprendre le contrôle de la transmission d’Ebola</title>
		<link>https://senhumanite.com/2026/08/25/actualites/12144/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 22:56:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[épidémie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Organisation mondiale de la santé (OMS), par la voix du directeur régional de son bureau pour l’Afrique, Mohamed Yakub Janabi, a réclamé mardi une trêve humanitaire d’au moins six mois en République démocratique du Congo afin de permettre à ses équipes médicales d’atteindre les populations exposées et de reprendre le contrôle de la transmission du [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- VideographyWP Plugin Message: Automatic video embedding prevented by plugin options. --><br />
L’Organisation mondiale de la santé (OMS), par la voix du directeur régional de son bureau pour l’Afrique, Mohamed Yakub Janabi, a réclamé mardi une trêve humanitaire d’au moins six mois en République démocratique du Congo afin de permettre à ses équipes médicales d’atteindre les populations exposées et de reprendre le contrôle de la transmission du virus à Ebola.</p>
<p>‘’L’accès aux communautés constitue désormais le principal obstacle à la riposte à l’épidémie d’Ebola. Nous appelons donc toutes les parties à garantir une trêve humanitaire d’au moins six mois afin que les équipes médicales puissent intervenir en toute sécurité et sans entrave aux communautés touchées’’, a-t-il notamment déclaré.</p>
<p>Intervenant à Addis Abeba, la capitale de l’Ethiopie, à l’ouverture de la 76e session du Comité régional de l’Oms pour l’Afrique, le docteur Janabi a insisté sur le fait qu’une partie des populations touchées par l’épidémie en RDC restent hors de portée des équipes de santé.</p>
<p>‘’Les outils pour combattre Ebola existent, mais une partie des populations touchées par le virus reste hors de portée des équipes de santé’’, a-t-il regretté.</p>
<p>L’Est et le Nord-Est de la Rdc, zones particulièrement touchées par l’épidémie d’Ebola sont en proie à une instabilité sur fond d’attaques et de ripostes des mouvements rebelles regroupés au sein de l’Afc/M23 et des forces armées congolaises.</p>
<p>OCHA, le Bureau des Nations unis pour la coordination des affaires humanitaires, a récemment fait état de 293 incidents affectant le personnel humanitaire entre janvier et juillet et de 34 autres en lien direct à l’épidémie d’Ebola depuis juin.</p>
<p>L’Oms attribue l’aggravation de la situation à l’insécurité persistante, conséquence de décennies de conflits armés qui ont fragilisé l’Etat de droit et les services sociaux et provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes,</p>
<p>‘’Lorsque nous parvenons à atteindre les populations, nous stoppons la transmission. Lorsque nous ne le pouvons pas, le virus continue de se propager’’, a insisté son directeur régional pour l’Afrique, parlant d’un tournant décisif en lien au fait que la transmission était en passe de prendre le pas sur les efforts de lutte.</p>
<p>Au moins 5.514 cas confirmés d’Ebola dont 2.642 décès ont été comptabilisés dans 57 zones de santé de la Rdc à la date du 21 août 2026, selon l’agence sanitaire mondiale qui considère désormais l’épidémie ‘’comme la deuxième plus importante jamais enregistrée et comme celle qui progresse le plus rapidement’’.</p>
<p style="text-align: right;">APS</p>
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		<title>RDC : l&#8217;épidémie d&#8217;Ebola devient la plus meurtrière de l&#8217;histoire du pays</title>
		<link>https://senhumanite.com/2026/08/17/actualites/rdc-lepidemie-debola-devient-la-plus-meurtriere-de-lhistoire-du-pays/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 16:52:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[épidémie]]></category>
		<category><![CDATA[rdcongo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;épidémie d&#8217;Ebola qui se propage à une vitesse inédite est devenue lundi la plus meurtrière de l&#8217;histoire de la République démocratique du Congo (RDC), dépassant en trois mois les 2.300 morts recensés lors de la flambée de 2018-2020. L&#8217;épidémie « est la plus rapide jamais enregistrée » et « tue une personne toutes les 30 minutes », selon le [&#8230;]</p>
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L&rsquo;épidémie d&rsquo;Ebola qui se propage à une vitesse inédite est devenue lundi la plus meurtrière de l&rsquo;histoire de la République démocratique du Congo (RDC), dépassant en trois mois les 2.300 morts recensés lors de la flambée de 2018-2020.</p>
<p>L&rsquo;épidémie « est la plus rapide jamais enregistrée » et « tue une personne toutes les 30 minutes », selon le chef des affaires humanitaires de l&rsquo;ONU. Aucun vaccin ni traitement spécifique n&rsquo;est pour l&rsquo;instant disponible pour le variant Bundibugyo en cause dans l&rsquo;épidémie.</p>
<p>La RDC a déclaré le 15 mai, avec plusieurs semaines de retard, sa 17e épidémie d&rsquo;Ebola, dans des régions du nord et de l&rsquo;est où la présence de l&rsquo;Etat est fragile, les infrastructures de santé démunies, et la riposte dépassée par l&rsquo;explosion des cas.</p>
<p>L&rsquo;épidémie de 2018-2020 dans l&rsquo;est de la RDC, considérée jusqu&rsquo;alors comme la plus meurtrière de l&rsquo;histoire du pays, avait fait 2.299 morts sur 3.381 cas confirmés, selon les chiffres de l&rsquo;Organisation Mondiale de la Santé (OMS), basés sur les données des autorités congolaises.</p>
<p>La flambée actuelle a fait 2.325 morts sur 4.945 cas confirmés, trois mois seulement après sa déclaration, selon le dernier bilan des autorités congolaises.</p>
<p>En trois mois, sept fois plus de cas et cinq fois plus de morts ont été recensés en RDC que lors des trois premiers mois de la plus importante épidémie d&rsquo;Ebola de l&rsquo;histoire, qui avait frappé l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest en 2014, selon l&rsquo;agence de santé de l&rsquo;Union africaine (Africa CDC).</p>
<p>La flambée actuelle s&rsquo;étend déjà à six provinces de ce vaste pays d&rsquo;Afrique centrale de plus de 100 millions d&rsquo;habitants, où les flux de population échappent largement à la surveillance.</p>
<p>L&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué mercredi qu&rsquo;elle espère inverser la tendance à la hausse de l&rsquo;épidémie d&rsquo;Ebola en RDC d&rsquo;ici trois mois.</p>
<p>L&rsquo;Ouganda, pays voisin de la RDC, a enregistré 20 contaminations confirmées dont deux décès, et a annoncé mi-juillet ne compter plus aucun malade contaminé par le virus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>&#8211; Défiance &#8211;</strong></p>
<p>A Bunia, capitale de l&rsquo;Ituri, épicentre de la flambée en RDC où près de 90% des cas ont été recensés depuis mi-mai, les mesures contre l&rsquo;épidémie restent peu visibles, malgré l&rsquo;urgence.</p>
<p>La mairie a ordonné aux commerçants d&rsquo;installer des kits de lavage des mains devant leurs boutiques, mais les clients continuent de se presser en nombre dans les marchés, en faisant peu de cas des mesures barrières, a constaté un correspondant de l&rsquo;AFP.</p>
<p>« L&rsquo;engagement de la communauté dans la riposte reste encore trop faible », estime Mohamed Janabi, Directeur régional de l&rsquo;OMS pour l&rsquo;Afrique.</p>
<p>Selon lui, « plus de 70 % des personnes meurent dans la communauté », et non dans les centres de traitement (CTE).</p>
<p>Dans le territoire de Djugu, situé dans l&rsquo;Ituri, « les gens préfèrent se faire soigner à la maison, pensant qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un empoisonnement ou d&rsquo;autres pathologies », déplore Jean-Paul Malo Lotsima, responsable de la société civile locale.</p>
<p>« C&rsquo;est souvent à la dernière minute, lorsque la famille constate que la situation s&rsquo;aggrave, que les malades sont amenés à l&rsquo;hôpital. Et parfois, ils meurent en cours de route », ajoute-t-il.</p>
<p>Flavier Ngurima, habitant de Nizi, l&rsquo;un des principaux foyers de l&rsquo;épidémie dans l&rsquo;Ituri, a perdu son frère, décédé avant d&rsquo;arriver au centre de traitement (CTE).</p>
<p>« Nous avions fait appel à une infirmière de la famille pour le soigner à la maison car le malade et les membres de la famille avaient peur d&rsquo;aller au CTE. Ils disaient que là-bas, les gens meurent beaucoup », raconte-t-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>&#8211; Riposte dépassée &#8211;</strong></p>
<p>Une myriade de groupes armés sont actifs dans les régions touchées par l&rsquo;épidémie, et complique encore l&rsquo;accès aux communautés, selon les organisations humanitaires.</p>
<p>La riposte fait également l&rsquo;objet de critiques pour sa lenteur et son manque d&rsquo;organisation, malgré la mobilisation des organisations internationales.</p>
<p>Le taux de suivi des cas contacts, annoncé à plus de 80% par les autorités congolaises, « ne reflète pas la réalité », selon l&rsquo;Africa CDC, ce nombre correspondant aux contacts déjà identifiés, qui ne représentent que 12% des cas contacts de malades confirmés.</p>
<p>La surveillance communautaire « ne fonctionne pas », a renforcé l&rsquo;organisation, qui plaide également pour une « coordination solide et « une gestion financière transparente » de l&rsquo;épidémie.</p>
<p>Des personnels locaux, infirmiers ou responsables des enterrements sécurisés, particulièrement exposés, ont fait grève ou manifesté dans plusieurs hôpitaux de l&rsquo;Ituri ces dernières semaines pour réclamer le paiement de leurs primes.</p>
<p>Le Conseil international des infirmières (CII), la plus importante organisation représentative de la profession, a appelé vendredi les autorités congolaises à rémunérer et à protéger d&rsquo;urgence ces soignants.</p>
<p>Sur les 518 millions de dollars (448 millions d&rsquo;euros) nécessaires au plan commun de préparation et de riposte lancé début juin par l&rsquo;Africa CDC et l&rsquo;OMS face à l&rsquo;épidémie, seuls 264 millions de dollars (228 millions d&rsquo;euros) ont jusqu&rsquo;ici été mobilisés, avait alerté mercredi l&rsquo;OMS.</p>
<p>Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15.000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.</p>
<p>Plusieurs vaccins sont à l&rsquo;essai contre la souche du virus actuel.</p>
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		<title>RDC : le Conseil international des infirmières appelle à rémunérer les soignants face à Ebola</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Aug 2026 12:47:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[épidémie]]></category>
		<category><![CDATA[rdcongo]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<category><![CDATA[virus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Conseil international des infirmières (CII), la plus importante organisation représentative de la profession, a appelé vendredi les autorités congolaises à rémunérer et à protéger d&#8217;urgence les soignants engagés dans la riposte contre Ebola en Rdc. La République démocratique du Congo a déclaré le 15 mai une 17e épidémie d&#8217;Ebola. Trois mois plus tard, la [&#8230;]</p>
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<strong>Le Conseil international des infirmières (CII), la plus importante organisation représentative de la profession, a appelé vendredi les autorités congolaises à rémunérer et à protéger d&rsquo;urgence les soignants engagés dans la riposte contre Ebola en Rdc.</strong></p>
<p>La République démocratique du Congo a déclaré le 15 mai une 17e épidémie d&rsquo;Ebola. Trois mois plus tard, la riposte sanitaire peine encore à rattraper le virus, les structures de santé du pays parmi les plus pauvres au monde souffrant d&rsquo;un manque général de moyens.</p>
<p>« On ne peut pas lutter contre Ebola si l&rsquo;on ne rémunère pas ceux qui mènent ce combat », a déclaré dans un communiqué Howard Catton, qui dirige le Cii, une fédération de plus de 140 associations nationales représentant plus de 30 millions d&rsquo;infirmières et d&rsquo;infirmiers du monde entier.</p>
<p>« Les infirmières et infirmiers risquent leur vie pour protéger leurs communautés, souvent au prix de grands risques personnels, et pourtant, plusieurs mois après le début de cette crise, beaucoup attendent toujours d&rsquo;être payés », a-t-il ajouté.</p>
<p>Le Cii, fondé en 1899 et basé à Genève, a spécifié un courrier au ministre de la Santé de la Rdc, Roger Kamba, afin de demander des mesures immédiates pour rémunérer et protéger les infirmières et les autres professionnels de santé engagés dans la riposte à l&rsquo;épidémie.</p>
<p>Selon le Cii, les infirmières et les professionnels de santé en première ligne indiquent ne pas avoir été payés depuis deux à trois mois.</p>
<p>« Cette situation nécessite un leadership politique urgent et une intervention directe. Nos appels sont clairs : versez aux professionnels de santé ce qui leur est dû, garantissez qu&rsquo;ils seront payés régulièrement à partir de maintenant, et offrez-leur la protection dont ils ont besoin pour faire leur travail », a lancé M. Catton.</p>
<p>Au-delà du versement immédiat des salaires et indemnités de risque impayés, la Cii demande aux autorités de « garantir des paiements réguliers à l&rsquo;avenir, ainsi que la fourniture d&rsquo;équipement de protection individuel ( EPI, Ndlr) adéquates, d&rsquo;une assurance, d&rsquo;indemnités et d&rsquo;autres protections essentielles ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>&#8211; manque de fonds &#8211;</strong></p>
<p>La flambée d&rsquo;Ebola la plus meurtrière connue par le pays avait fait près de 2.300 morts pour 3.500 malades recensés entre 2018 et 2020.</p>
<p>L&rsquo;épidémie actuelle a fait plus de 2.128 morts sur 4.566 cas confirmés, seulement trois mois après sa déclaration, selon le dernier bilan publié par les autorités congolaises.</p>
<p>« Il s&rsquo;agit déjà de la deuxième plus grande épidémie d&rsquo;Ebola jamais enregistrée, et elle se propage plus rapidement que toutes les épidémies précédentes. Au rythme actuel, elle est en bonne voie d&rsquo;éclipser l&rsquo;épidémie d&rsquo;Ebola qui a touché l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest de 2014 à 2016 », a déclaré mercredi le chef de l&rsquo;OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.</p>
<p>Trois mois après la déclaration, sept fois plus de cas et cinq fois plus de morts ont été recensés en Rdc que lors des trois premiers mois de la plus importante flambée d&rsquo;Ebola de l&rsquo;histoire, qui avait frappé l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, selon l&rsquo;Africa Cdc.</p>
<p>Sur les 518 millions de dollars nécessaires au plan commun de préparation et de riposte lancé début juin par l&rsquo;Africa Cdc et l&rsquo;Oms face à l&rsquo;épidémie, seuls 264 millions ont jusqu&rsquo;ici été mobilisés, a alerté cette semaine M. Tedros.</p>
<p>Aucun vaccin ni traitement spécifique n&rsquo;est pour l&rsquo;instant disponible pour le variant Bundibugyo en cause dans l&rsquo;épidémie.</p>
<p>En attendant de trouver des vaccins spécifiques, l&rsquo;OMS appelle à organiser un essai clinique avec le vaccin Ervebo, homologue contre la souche Zaïre du virus.</p>
<p>« Nous sommes sur le point de soumettre le protocole pour examen aux autorités réglementaires de la RDC », a indiqué mercredi Vasee Moorthy, qui dirige le programme de Recherche &amp; Développement de l&rsquo;Oms.</p>
<p style="text-align: right;">AFP</p>
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		<title>L&#8217;OMS se dit « inquiète » face à la nouvelle offensive de Trump contre les vaccins</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 15:19:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Oms]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
		<category><![CDATA[vaccins]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Organisation mondiale de la santé (OMS) s&#8217;est inquiétée mercredi des nouvelles recommandations vaccinales décrétées cette semaine par Donald Trump, estimant qu&#8217;elles ne reposaient pas sur les données scientifiques disponibles. « La politique en matière de vaccination doit reposer sur un examen rigoureux, indépendant et transparent des meilleures données scientifiques disponibles, et non sur des influences politiques », [&#8230;]</p>
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<strong>L&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS) s&rsquo;est inquiétée mercredi des nouvelles recommandations vaccinales décrétées cette semaine par Donald Trump, estimant qu&rsquo;elles ne reposaient pas sur les données scientifiques disponibles.</strong></p>
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<article>« La politique en matière de vaccination doit reposer sur un examen rigoureux, indépendant et transparent des meilleures données scientifiques disponibles, et non sur des influences politiques », a averti le directeur général de l&rsquo;OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, sur X.Le président américain, qui a fait sortir son pays de l&rsquo;Oms, a signé lundi un décret contenant de nouvelles recommandations en matière de vaccins, appelant à espacer leur administration aux enfants, et il a évoqué à plusieurs reprises l&rsquo;autisme en présentant le texte. »L&rsquo;Oms s&rsquo;inquiète du fait que les récents changements apportés à la politique en matière de vaccination aux Etats-Unis ne sont pas alignés sur les données probantes scientifiques accumulées depuis des décennies », a assuré M. Tedros.</p>
<p>Ces données « indiquent les périodes où les enfants sont les plus vulnérables aux maladies, les moments où les vaccins offrent la meilleure protection, le nombre de doses nécessaires ainsi que les vaccins pouvant être administrés simultanément en toute sécurité », a-t-il expliqué, soulignant qu&rsquo;elles font l&rsquo;objet d&rsquo;un examen continu à mesure que de nouvelles informations sont recueillies dans le monde entier.</p>
<p>« Les preuves actuelles sont sans équivoque : les vaccins – y compris le vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole Ndlr) – sont sûrs et ne causent pas l&rsquo;autisme », a-t-il indiqué, l&rsquo;OMS ayant déjà souligné à plusieurs reprises l&rsquo;absence de lien entre la vaccination et ce trouble neuro-développemental.</p>
<p>Le chef de l&rsquo;OMS alerte également sur le fait que « retarder la vaccination ou espacer inutilement les doses ne rend pas la vaccination plus sûre et peut laisser les enfants sans protection ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: center;">&#8211; « Eviter des maladies mortelles » &#8211;</h2>
<p>La recherche médicale n&rsquo;a jamais établi de liens entre autisme et vaccinations, mais le président américain comme son ministre de la Santé Robert F. Kennedy Jr continuent de suggérer qu&rsquo;il pourrait y en avoir un.</p>
<p>Connu pour ses positions antivaccins, Robert Kennedy Jr a initié depuis sa nomination comme ministre de la Santé un large réexamen des vaccins, dont certains utilisés depuis des décennies, remanié le calendrier des vaccinations pédiatriques et coupé des financements au développement de nouveaux vaccins, autant de mesures vivement condamnées par la communauté médicale et scientifique.</p>
<p>La justice américaine avait suspendu plus tôt dans l&rsquo;année la refonte de la politique vaccinale américaine qu&rsquo;il avait initiée.</p>
<p>Le décret signé lundi par Donald Trump recommande de dissocier en particulier les vaccins contre la rougeole, la rubéole et les oreillons, au lieu de les administrer en une injection.</p>
<p>Le gouvernement fédéral, n&rsquo;ayant pas l&rsquo;autorité pour prendre directement des décisions en matière de vaccins, se contente de conseiller aux Etats américains de revoir les vaccins obligatoires pour fréquenter des établissements scolaires.</p>
<p>Ce décret signé lundi arrive au moment où des millions d&rsquo;enfants feront leur retour sur les bancs des écoles du pays, qui connaît sa pire épidémie de rougeole depuis 35 ans.</p>
<p>Dans son message publié sur X, le chef de l&rsquo;Oms a également rassuré les familles : « Chaque parent souhaite assurer la sécurité de ses enfants et les vaccins comptent parmi les outils les plus puissants pour y parvenir, en permettant d&rsquo;éviter des maladies mortelles ».</p>
<p style="text-align: right;">AFP</p>
</article>
</div>
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		<title>Kafountine : le difficile combat contre le phénomène des grossesses précoces</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 14:51:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[collectivités]]></category>
		<category><![CDATA[grosseses]]></category>
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		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kafountine (Ziguinchor)-Malgré les efforts conjugués des structures sanitaires, des établissements scolaires et des organisations communautaires, les grossesses précoces continuent de compromettre la santé, la scolarité et l’avenir de nombreuses adolescentes à Kafountine, localité côtière de la Basse-Casamance. Le phénomène, qui prend de l’ampleur dans ce village cosmopolite, s’explique par la précarité économique, le tabou persistant [&#8230;]</p>
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<h5 class="p-ttl"><span style="font-size: 16px;">Kafountine (Ziguinchor)-Malgré les efforts conjugués des structures sanitaires, des établissements scolaires et des organisations communautaires, les grossesses précoces continuent de compromettre la santé, la scolarité et l’avenir de nombreuses adolescentes à Kafountine, localité côtière de la Basse-Casamance. Le phénomène, qui prend de l’ampleur dans ce village cosmopolite, s’explique par la précarité économique, le tabou persistant autour de la sexualité et l’afflux saisonnier de pêcheurs.</span></h5>
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<p>Ce matin-là, l’horloge poste de santé de Kafountine affiche 10 heures. Les rayons du soleil ont fini de couvrir de chaleur l’établissement sanitaire, situé au cœur du village, à quelques encablures de la mairie.</p>
<p>À la maternité, le va-et-vient est constant. Des femmes, souvent jeunes, arrivent, un nourrisson serré contre la poitrine ou porté dans le dos. D’autres patientent sur les bancs d’accueil, tandis que par moments, les pleurs d’un nouveau-né rompent le calme des lieux.</p>
<p>Parmi elles, une silhouette attire l’attention. Une adolescente en robe jaune, dont les rondeurs trahissent une grossesse avancée. Une image qui ne surprend plus personne ici, confie Banna Diatta, sage-femme. ’’À Kafountine, les cas de grossesse d’adolescentes sont nombreux’’, dit-elle, qualifiant cette réalité de véritable phénomène.<span class="apple-converted-space"> </span></p>
<p>Elle ajoute qu’il lui arrive fréquemment de recevoir des adolescentes de 13, 15 ou 17 ans enceintes. Mariées ou non, ces jeunes filles ne disposent toutefois pas toujours de la maturité physique nécessaire pour mener leur grossesse à terme sans danger.</p>
<p>‘’Il y a des filles dont le bassin n’est pas encore mûr. Elles ne peuvent pas accoucher ici. Nous sommes obligés de les évacuer à Ziguinchor’’, explique la sage-femme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><b> »Véritable fléau »</b></p>
<p>Ces évacuations se transforment en véritables courses contre la montre. L’état dégradé de la route reliant Kafountine à Ziguinchor ralentit considérablement les transferts, aggravés par les pannes fréquentes des ambulances.</p>
<p>‘’Une ambulance qui revient d’une évacuation repart presque aussitôt au garage’’, résume-t-elle.</p>
<p>Pour limiter les risques, les équipes médicales orientent désormais les adolescentes vers Ziguinchor plusieurs semaines avant le terme de leur grossesse. Une précaution que certaines familles peinent à accepter.</p>
<p>Bintou Sagna, responsable de l’éducation et de l’information pour la santé, confirme que les grossesses précoces demeurent ‘’un véritable fléau’’, même si une légère amélioration est observée ces dernières années.</p>
<p>‘’Si l’on remonte deux ans en arrière, nous avions beaucoup plus de cas, notamment en milieu scolaire’’, indique-t-elle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><b>548 grossesses en 2025 chez les filles de 15 à 19 ans</b><span class="apple-converted-space"><b> </b></span></p>
<p>Les données sanitaires de 2025 révèlent deux grossesses chez des filles âgées de 10 à 14 ans à Kafountine. Dans la tranche de 15 à 19 ans, le poste de santé du village a enregistré 548 grossesses, un chiffre qui inclut également les jeunes majeures de 18 et 19 ans.</p>
<p>Au-delà des statistiques, les professionnels de santé insistent surtout sur les conséquences médicales.</p>
<p>‘’Physiquement, ces filles ne sont pas encore matures. Les complications lors de l’accouchement peuvent être très graves, aussi bien pour la mère que pour le nouveau-né’’, souligne Mme Sagna.</p>
<p>Elle relève toutefois que les décès maternels ont fortement diminué grâce aux efforts consentis ces dernières années pour renforcer la prise en charge obstétricale.</p>
<p>Si les personnels de santé décrivent les conséquences, tous les acteurs rencontrés s’accordent également sur les facteurs qui alimentent ces grossesses.</p>
<p>Kafountine vit principalement de la pêche artisanale. Chaque année, des centaines de pêcheurs saisonniers venus d’autres régions du Sénégal ou des pays voisins s’y installent durant plusieurs mois. À cette population s’ajoutent les visiteurs attirés par les plages de cette station balnéaire de la Basse-Casamance.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"> »<b>L’éducation sexuelle reste un sujet tabou »</b></p>
<p>Pour Banna Diatta, cette forte mobilité favorise la vulnérabilité des adolescentes, souvent séduites par la promesse de cadeaux en nature, les téléphones portables, des habits, etc., ou en espèces.</p>
<p>‘’Lorsqu’une jeune fille voit le téléphone portable ou les habits de son amie, elle veut souvent les mêmes choses. Si elle n’a pas la maturité nécessaire pour refuser certaines propositions, cela peut lui porter préjudice’’, explique-t-elle.</p>
<p>Les jeunes filles enceintes qu’elle reçoit désignent fréquemment un fiancé ou un compagnon qui assurait jusque-là leurs dépenses quotidiennes.</p>
<p>Seynabou Dianké Diatta, bajenu gox (marraine de quartier) à Kafountine, partage ce constat.</p>
<p><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" class="alignnone wp-image-509607 size-full"  sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" srcset="https://aps.sn/wp-content/uploads/2026/08/phenom.webp 1200w, https://aps.sn/wp-content/uploads/2026/08/phenom-300x125.webp 300w, https://aps.sn/wp-content/uploads/2026/08/phenom-1024x427.webp 1024w, https://aps.sn/wp-content/uploads/2026/08/phenom-768x320.webp 768w" alt="Kafountine : le difficile combat contre le phénomène des grossesses précoces" width="640" height="267" / loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/aps.sn/wp-content/uploads/2026/08/phenom.webp?resize=640%2C267&#038;ssl=1"></p>
<p>‘’Beaucoup de filles sont attirées par l’argent. Certaines travaillent au quai de pêche et y rencontrent des hommes qui les prennent en charge avant de les abandonner une fois leur désir sexuel assouvi’’, confie-t-elle.</p>
<p>Mais le facteur économique n’explique pas tout. Des habitants de Kafountine évoquent également le poids du silence qui entoure encore la sexualité au sein des familles. ‘’Le sexe reste un sujet tabou entre les parents et leurs enfants’’, regrette Banna Diatta.</p>
<p>Les séances de sensibilisation menées dans les écoles montrent les importantes lacunes de nombreuses adolescentes concernant leur santé sexuelle et reproductive.</p>
<p>‘’Il fut un temps où interroger une jeune fille sur les menstruations amenait à se demander si elle bénéficiait réellement de l’accompagnement d’adultes dans sa famille’’, s’étonnent la sage-femme.</p>
<p>Cette difficulté pour aborder l’éducation sexuelle est également observée par l’ONG Kakolum (l’empreinte laissée en marchant sur la terre, en langue diola), qui intervient depuis 2022 dans la commune de Kafountine sur les questions de santé sexuelle et reproductive.<span class="apple-converted-space"> </span></p>
<p>Selon<span class="apple-converted-space"> Awa</span> Sadio, la coordonnatrice, certaines filles voient survenir leurs premières règles sans que leur mère le sache. ‘’D’autres parents éprouvent de la honte à parler de ces questions avec leurs enfants’’, ajoute-t-elle.</p>
<p>Une fois la grossesse découverte, une autre épreuve commence pour les adolescentes. Au-delà des risques médicaux, la nouvelle bouleverse souvent l’équilibre familial. Les réactions oscillent entre honte, colère et rejet de la part de la famille de la ‘’malheureuse’’.</p>
<p>‘’Certains parents arrivent ici en insultant leur fille, l’écume à la bouche. Je leur conseille plutôt de l’accompagner plutôt que de l’accabler’’, raconte Banna Diatta,</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><b> »Certaines adolescentes cachent leur grossesse le plus longtemps possible »</b></p>
<p>Dans bien des cas, explique-t-elle, les auteurs des grossesses disparaissent dans la nature ou refusent d’assumer leurs responsabilités. Les frais liés au suivi médical de la fille engrossée (consultations sanitaires, évacuation vers Ziguinchor) sont alors entièrement supportés par leur famille démunie pour leur grande part.</p>
<p>‘’Ce sont les parents qui prennent en charge tout cela jusqu’à l’accouchement. Quand la jeune fille est évacuée à Ziguinchor, le manque de moyens financiers devient une barrière infranchissable’’, souligne la sage-femme.</p>
<p><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" class="alignnone wp-image-509614 size-full"  sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" srcset="https://aps.sn/wp-content/uploads/2026/08/pheno2.webp 1200w, https://aps.sn/wp-content/uploads/2026/08/pheno2-300x125.webp 300w, https://aps.sn/wp-content/uploads/2026/08/pheno2-1024x427.webp 1024w, https://aps.sn/wp-content/uploads/2026/08/pheno2-768x320.webp 768w" alt="Kafountine : le difficile combat contre le phénomène des grossesses précoces" width="640" height="267" / loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/aps.sn/wp-content/uploads/2026/08/pheno2.webp?resize=640%2C267&#038;ssl=1"></p>
<p>À cette détresse financière s’ajoute le poids du regard des autres, poussant beaucoup d’adolescentes à cacher leur grossesse le plus longtemps possible avec tous les risques que cela comporte. D’autres renoncent même à solliciter les services de la planification familiale.</p>
<p>‘’Elles viennent parfois en cachette. Elles ont peur d’être vues dans la file d’attente ou qu’un proche les dénonce à leurs parents’’, explique Banna Diatta.</p>
<p>Pourtant, insiste-t-elle, ces jeunes filles sont souvent déjà sexuellement actives et auraient davantage besoin d’écoute que de condamnation.</p>
<p>C’est pourquoi elle plaide pour la création d’un centre adolescent comme il en existe dans certaines villes du pays. ‘’Là, elles pourraient bénéficier d’une prise en charge adaptée, dans un environnement préservé des regards et des préjugés’’, plaide la sage-femme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><b>Quatre cas de grossesse au lycée cette année</b></p>
<p>Les conséquences des grossesses précoces s’étendent jusque dans les établissements scolaires. Au lycée de Kafountine, le censeur Abdoulaye Diédhiou, installé dans un bureau au plafond et aux murs lézardés, dresse un constat sans appel. ‘’Cette année, nous avons enregistré quatre cas de grossesse, dont trois victimes en classe de seconde et une en terminale. Parmi elles, trois concernent des grossesses précoces’’, indique-t-il.</p>
<p>Pour autant, souligne-t-il, l’établissement s’efforce désormais d’éviter que la maternité ne conduise systématiquement à l’abandon scolaire. Une élève enceinte peut poursuivre les cours, tant que son état de santé le permet. Après l’accouchement, elle est autorisée à reprendre sa scolarité.</p>
<p>‘’Cette année, une élève de seconde est revenue après avoir accouché’’, informe le responsable pédagogique.</p>
<p>Le lycée s’appuie notamment sur une cellule ‘’Genre et Équité’’ et sur un Observatoire de la vulnérabilité, deux structures chargées d’accompagner ces élèves tout au long de leur parcours.</p>
<p>Des séances de sensibilisation sur les infections sexuellement transmissibles, la santé reproductive et les grossesses précoces sont également organisées en partenariat avec les structures sanitaires.</p>
<p>Maintenir ces jeunes filles dans le système éducatif demeure, selon les responsables des établissements scolaires et sanitaires, l’un des meilleurs moyens de limiter les conséquences sociales de ces maternités précoces.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><b>Cas d’inceste</b></p>
<p>A côté de ces initiatives salutaires, des situations dramatiques continuent de défrayer la chronique locale.<b> </b>Selon la coordonnatrice de l’ONG Kakolum, en<span class="apple-converted-space"> plus d</span>es grossesses précoces, des infections sexuellement transmissibles, des violences basées sur le genre, des cas d’inceste lui ont été signalés.</p>
<p>Awa Sadio se souvient de la triste affaire d’une adolescente engrossée par son propre père, qui a ensuite pris la fuite vers la Gambie.</p>
<p>‘’Nous avons accompagné cette jeune fille jusqu’à son accouchement. Une +bajenu gox+ a finalement accepté d’élever l’enfant’’, raconte-t-elle.</p>
<p><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" class="alignnone wp-image-509612 size-full"  sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" srcset="https://aps.sn/wp-content/uploads/2026/08/phenomen.webp 1200w, https://aps.sn/wp-content/uploads/2026/08/phenomen-300x125.webp 300w, https://aps.sn/wp-content/uploads/2026/08/phenomen-1024x427.webp 1024w, https://aps.sn/wp-content/uploads/2026/08/phenomen-768x320.webp 768w" alt="Kafountine : le difficile combat contre le phénomène des grossesses précoces" width="640" height="267" / loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/aps.sn/wp-content/uploads/2026/08/phenomen.webp?resize=640%2C267&#038;ssl=1"></p>
<p>Face aux nombreux tabous qui entourent la question de la sexualité, l’ONG privilégie une approche de proximité. Ses équipes interviennent dans les collèges, les lycées et jusque dans les villages insulaires. Elle organise également des rencontres entre mères et filles afin de favoriser un dialogue souvent inexistant au sein des familles.</p>
<p>‘’Beaucoup de parents ont honte d’aborder ces questions avec leurs enfants. Pourtant, c’est souvent ce silence qui expose davantage ces derniers’’, remarque Mme Sadio.</p>
<p>Heureusement, les premiers résultats encourageants commencent à se faire sentir. ‘’Plusieurs enseignants nous disent avoir constaté une baisse des cas grossesses après les campagnes de sensibilisation menées dans les établissements scolaires’’.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><b>Les jeunes désormais en première ligne du combat</b></p>
<p>En plus des professionnels de santé et scolaires, des organisations communautaires, les jeunes eux-mêmes commencent à prendre conscience du danger des grossesses précoces. C’est le cas des membres de l’association Ensemble pour l’avenir (EPA), démembrement de Kakolum, qui sensibilisent leurs camarades.</p>
<p>Mariam Ba, élève au lycée de Kafountine, fait partie de ces jeunes relais. Pour elle, la lutte contre les grossesses précoces passe d’abord par une meilleure information. ‘’Si l’on parlait davantage de contraception, on pourrait réduire le nombre de jeunes filles qui tombent enceintes chaque année’’, estime-t-elle.</p>
<p>La lycéenne se souvient de la période où Kafountine figurait parmi les communes les plus touchées de la région de Ziguinchor. ‘’Ce n’était pas normal et partir de là, nous avons pris la résolution de nous engager dans la lutte contre les grossesses précoces’’, dit-elle.</p>
<p>A travers les séances d’échanges organisées dans les écoles et les quartiers, les jeunes cherchent désormais à briser un tabou longtemps entretenu autour de la sexualité.</p>
<p>Au fil des rencontres, ils cherchent à convaincre leurs camarades que parler de santé reproductive ne favorise pas la débauche, mais contribue au contraire à les préserver de situations qui peuvent affecter durablement leur avenir.</p>
<p>À Kafountine, la lutte contre les grossesses précoces ne se limite plus aux salles de consultation ou aux campagnes de sensibilisation. Conscients du danger que ce phénomène engendre pour les jeunes filles et pour toute la communauté,<span class="apple-converted-space"> personnels</span> de santé, enseignants, marraines de quartier, associations et jeunes bénévoles sont aujourd’hui déterminés à le prendre à bras-le-corps. Seul bémol : l’accompagnement encore timide voire inexistant des pouvoirs publics.</p>
<p style="text-align: right;">Envoyé spécial de l’APS: Bakary Badji</p>
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		<title>Kédougou : 69 284 enfants ciblés dans la deuxième phase de la campagne de chimioprévention du paludisme saisonnier</title>
		<link>https://senhumanite.com/2026/08/07/a-la-une/kedougou-69-284-enfants-cibles-dans-la-deuxieme-phase-de-la-campagne-de-chimioprevention-du-paludisme-saisonnier/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Aug 2026 21:26:09 +0000</pubDate>
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La direction régionale de la santé (DRS) de Kédougou va administrer des médicaments à quelque 69 284 enfants de la région, âgés de 3 à 120 mois, dans le cadre la deuxième phase de la campagne de chimioprévention du paludisme saisonnier (CPS), qui a démarré ce vendredi, a appris l’APS du superviseur des soins de santé primaires, Yafaye Camara.</p>
<p>‘’On va toucher 69 284 enfants de la tranche d’âge de 3 à 120 mois, pour la deuxième phase du CPS 2026, repartis dans les trois districts sanitaires de la région de Kédougou’’, a-t-il déclaré</p>
<p>Cette campagne de lutte préventive contre le paludisme concerne 34 852 du district sanitaire de Kédougou, 26 572 du district sanitaire de Saraya et 7860 enfants de Salémata.</p>
<p>‘’Aujourd’hui, nous sommes sur le terrain avec l’ensemble des relais pour l’administration des médicaments de lutte contre le paludisme. Et notre objectif est d’atteindre au moins 90% d’enfants pour toute la région de Kédougou’’, a annoncé le superviseur des soins de santé primaires.</p>
<p>Depuis l’année dernière, cinq passages de la campagne chimioprévention du paludisme ont eu lieu dans la région, selon Yafaye Camara.</p>
<p>‘’Au lieu de quatre passages, nous en avons eu cinq depuis l’année dernière, parce que tout simplement le paludisme est endémique dans la région et que la période de transmission est beaucoup plus précoce à Kédougou à cause de l’hivernage”, a-t-il dit.</p>
<p>La direction régionale de la santé a auparavant procédé à la formation du personnel médical, des équipes, des prestataires et du personnel communautaire, selon lui.</p>
<p>‘’Nous avons mobilisé tous les acteurs communautaires notamment les +Badiènes gox+ [marraines de quartier], qui sont chargées de la sensibilisation au niveau des ménages. Nous utilisons également les crieurs publics pour rappeler un peu le calendrier et le passage des relais dans les ménages’’, a-t-il ajouté.</p>
<p>M. Camara a en outre relevé les difficultés auxquelles le personnel médical et les relais communautaires sont confrontés sur le terrain, citant l’accès difficile et le manque de réseau de connexion et de téléphonie de certaines zones.</p>
<p>‘’On ne trouve pas souvent les enfants dans les ménages en cette période d’hivernage, parce qu’ils sont dans les champs’’, a-t-il fait savoir.</p>
<p>Il a invité les autorités locales et les entreprises minières de la région de Kédougou à appuyer le financement de la campagne de CPS.</p>
<p>‘’Nous voulons vraiment que les autorités locales et les entreprises minières participent financièrement à cette campagne, parce que nous avons un nombre insuffisant de relais dans les postes de santé et des difficultés de carburant et de logistique pour appuyer la supervision et les interventions’’ a-t-il plaidé.</p>
<p>Il s’est toutefois réjoui du programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) et du projet REACH Malaria, une initiative quinquennale financée par l’Initiative présidentielle américaine contre le paludisme pour renforcer la lutte contre le paludisme au niveau communautaire et des structures de santé.</p>
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		<title>Ebola : flambée sans précédent en RDC avec plus de 3.500 cas</title>
		<link>https://senhumanite.com/2026/07/31/a-la-une/ebola-flambee-sans-precedent-en-rdc-avec-plus-de-3-500-cas/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2026 23:23:25 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[épidémie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plus de 3.500 cas d&#8217;Ebola ont été recensés en quelques mois en République démocratique du Congo (RDC), soit davantage que lors de l&#8217;épidémie la plus meurtrière de l&#8217;histoire du pays entre 2018 et 2020, selon les données publiées vendredi par les autorités congolaises. La Rdc fait face à une flambée d&#8217;Ebola dans plusieurs provinces de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- VideographyWP Plugin Message: Automatic video embedding prevented by plugin options. --><br />
Plus de 3.500 cas d&rsquo;Ebola ont été recensés en quelques mois en République démocratique du Congo (RDC), soit davantage que lors de l&rsquo;épidémie la plus meurtrière de l&rsquo;histoire du pays entre 2018 et 2020, selon les données publiées vendredi par les autorités congolaises.</p>
<p>La Rdc fait face à une flambée d&rsquo;Ebola dans plusieurs provinces de l&rsquo;Est, une région en proie aux conflits depuis plus de 30 ans.</p>
<p>Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15.000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.</p>
<p>L&rsquo;épidémie la plus meurtrière en RDC avait fait près de 2.300 morts pour 3.500 malades recensés entre 2018 et 2020.</p>
<p>Celle qui sévit actuellement, la 17e en RDC, progresse à un rythme sans précédent : en seulement deux mois et demi, 3.532 cas d&rsquo;Ebola ont été confirmés dans cinq provinces du pays, dont 1.556, selon les données publiées vendredi par les autorités de la Rdc.</p>
<p>Déclarée respectivement le 15 mai, avec plusieurs semaines de retard, la flambée actuelle est provoquée par le variant Bundibugyo, pour lequel il n&rsquo;existe jusqu&rsquo;à présent ni vaccin, ni traitement. Elle frappe des régions où la présence de l&rsquo;État est fragile et les infrastructures de santé largement démunies.</p>
<p>Ebola se transmet dans bien des cas lors des rites funéraires organisés par les familles des malades, et les travailleurs humanitaires déployés sur le terrain tentant, malgré une forte défiance populaire, d&rsquo;organiser dans les zones infectées des enterrements respectant des mesures sanitaires strictes.</p>
<p>Le foyer de l&rsquo;épidémie qui pourrait durer plusieurs mois, se situe en Ituri, province du Nord-Est congolais frontalière du Soudan du Sud et de l&rsquo;Ouganda qui concentre près de 90% des cas, selon l&rsquo;OMS.</p>
<p>Les organisations impliquées dans la riposte jugent les moyens largement insuffisants pour contenir l&rsquo;épidémie dans cette région particulièrement troublée, où des groupes armés commettent des massacres en toute impunité.</p>
<p>Plus d&rsquo;une trentaine de civils ont été tués ces derniers jours dans l&rsquo;Ituri dans des attaques des rebelles ADF (Allied Democratic Forces), groupe armé qui a fait allégeance à l&rsquo;Etat islamique.</p>
<p>Ebola est également présent dans quatre autres provinces, dont celles du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où les capitales provinciales et de larges pans de territoire sont contrôlées par le groupe armé antigouvernemental M23 soutenu par le Rwanda.</p>
<p>Le ministère de la Santé ougandais a déclaré mardi la fin de l&rsquo;épidémie d&rsquo;Ebola dans son pays, mais le risque y persiste, selon l&rsquo;OMS.</p>
<p>Un vaccin présenté par l&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS) comme « le plus prometteur » contre l&rsquo;épidémie qui sévit en RDC va être développé par Hilleman Laboratories, basé à Singapour, a annoncé le groupe jeudi.</p>
<p>La semaine dernière, un premier volontaire a reçu la première dose d&rsquo;un autre vaccin contre Bundibugyo, développé par l&rsquo;université d&rsquo;Oxford (Royaume-Uni), qui utilise la même technologie que le vaccin contre le Covid-19 d&rsquo;AstraZeneca.</p>
<p style="text-align: right;">AFP</p>
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